Votre réseau

La création d’un réseau de chaleur urbain au bois est née de la conjonction de plusieurs éléments :

  • la nécessaire rénovation de plusieurs chaufferies au fioul vétustes et polluantes dans des immeubles du centre-ville,
  • la réhabilitation des terrains cédés par l’armée à la Ville : les quartiers Berwick et Colaud, pour lesquels la commune de Briançon prévoit, à travers le projet « Cœur de Ville » l’aménagement d’un secteur de 10 hectares,
  • la gestion et l’utilisation de la ressource bois, dont le gisement renouvelable annuel est estimé à 15 000 tonnes pour le Pays du Grand Briançonnais
  • la forte volonté politique locale de s’inscrire dans une démarche environnementale et créatrice d’emplois dans le briançonnais.

Pour les utilisateurs, un réseau de chaleur urbain présente de nombreux avantages :

  • le chauffage urbain possède un meilleur rendement et de meilleures performances que le chauffage individuel,
  • il offre une sécurité accrue par l’absence de chaudières et de stockage de combustible dans les immeubles,
  • le prix de l’énergie finale est stable et plus attractif que celui des énergies fossiles (fioul domestique et gaz),
  • le réseau de chaleur, alimenté à plus de 50% par de l’énergie renouvelable, bénéficie d’une TVA à 5,5%,
  • pas de frais d’entretien pour la production de chaleur.

En plus de ces nombreux avantages, la chaufferie bois :

  • contribue à la préservation de l’environnement avec l’utilisation d’une énergie renouvelable et des procédés de traitement des fumées plus performants qu’une multitude de chaudières individuelles,
  • participe à l’indépendance énergétique du Nord des Hautes-Alpes,
  • valorise l’énergie locale par la structuration et le développement de la filière bois dans les Hautes-Alpes et crée des emplois locaux.

Le projet présente également un volet pédagogique en proposant au public des visites du site et un espace consacré à l’information sur les énergies renouvelables situé dans la chaufferie.

Comment ça marche ?

Le réseau de chauffage urbain comprendra 3 antennes distinctes, sur une longueur totale de plus de 7 km, et fonctionnera au bois.
Il alimentera les bâtiments existants du centre ville, auxquels s’ajouteront les futurs bâtiments du projet « Cœur de Ville ».

La chaufferie

Elle se compose de :

  • 2 chaudières bois
  • 1 chaudière propane d’appoint
  • 1 chaudière propane de secours
  • 1 stockage de bois déchiqueté sur site assurant un fonctionnement en autonomie de près d’une semaine
  • 2 dépoussiéreurs multi-cyclone
  • 2 filtres à manche pour le traitement des fumées
  • 2 containers fermés pour récupérer et permettre la valorisation des cendres.

L’impact environnemental

  • Environ 8 000 tonnes de CO2 évitées/an, soit l’émission de plus de 6 600 voitures/an
  • Valorisation d’une énergie locale et renouvelable
  • Un mode de chauffage pour lutter contre le réchauffement climatique

Retombées économiques

  • Investissement privé de BBE (environ 14 millions d’euros HT dont plus de 3 millions financés par l’ADEME PACA)
  • Prix stable de l’énergie
  • Réalisation et maintenance assurées par des entreprises locales
  • Création d’emplois dans le briançonnais.

L’approvisionnement en bois

La chaudière sera alimentée par du bois d’origine locale, provenant de 3 sources distinctes :

  • 60% plaquettes forestières (issues de forêts locales et gérées durablement)
  • 30% bois propre de récupération
  • 10% connexes de scieries.

La consommation

Sur un gisement de bois annuellement mobilisable de près de 15 000 tonnes dans un rayon de 100 km autour de Briançon, la chaufferie en utilisera jusqu’à 5 000 tonnes en 2020, quantité pouvant atteindre 7 000 tonnes par an au terme des développements du réseau de chaleur.

Le plan d’approvisionnement a été établi en tenant compte de la filière bois d’œuvre, bois énergie, et bois bûche, déjà existante sur le bassin géographique de chalandise. Ainsi les ressources mobilisables seront issues de parcelles forestières inexploitées jusqu’alors, ou bien d’opérations de tri sur les coupes de bois d’œuvre ou bois bûche. Pour information, dans le Briançonnais, on ne prélève que 30% de l’accroissement annuel.